samedi 3 septembre 2016

Les mollets comme outil de séduction...

Bonjour,

Pourquoi parler de mollets? (La réponse la plus simple est que j'en ai envie)

Je dois commencer par le début, cela me semble un minimum. Apparemment, les mollets étaient la partie la plus provocatrice du corps humain pour les hommes et les femmes du 18ième siècle. Je dis apparemment car je ne me souviens plus de qui ou à quel endroit j'ai obtenu cette information. À cause de cela, je ne peux vous référer à une source fiable. 

Plusieurs peuvent se demander en quoi les mollets peuvent être affriolants. Mesdames, regardez attentivement l'habit masculin du 18ième siècle...

Agrandissement de la toile L'entrée du port de Marseille (1753), Claude-Joseph Vernet
Dépôt du département des peintures, Musée du Louvres, Paris

Monsieur le vicomte de Rohan-Chabot (non daté), Louis Carrogis dit Carmontelle
Collection Musée Condé à Chantilly

Monsieur le Vidame d'Amiens (1758) Louis Carrogis dit Carmontelle
Collection Musée Condé à Chantilly


Avec toutes ces épaisseurs sur les bras, le tronc, les fesses et les cuisses, que nous reste-t-il pour admirer la forme physique et la musculature de ces messieurs? Puisque la culotte est portée jusqu'au genou et que le bas moulant couvre le reste du membre inférieur, il ne reste que ce que le bas recouvre à observer. Pour celles qui voudraient admirer les muscles fessiers de ces messieurs une fois le justaucorps (ou le capot pour les canadiens) enlevé se ravisent. En effet la culotte est assemblée de telle manière que, bien que serrée  du genou jusqu'à la mi-cuisse, elle s'évase sur les fessiers de sorte qu'il y ait de la place pour y fourrer la chemise. De telle sorte que le postérieur est trop rembourré pour pouvoir deviner la musculature des fessiers.

Dictionnaire express
Cuisse: Partie du membre inférieur se situant entre la hanche et le genou
Jambe: Partie du membre inférieur se situant entre le genou et la cheville
Mollets: Partie charnue de la jambe composé des muscles gastrochnémiens
Membre inférieur: Segment corporel s'étendant de la hanche au pied,  pour différencier de la jambe

Pour ce qui est d'apercevoir les bras de ces messieurs? Mission impossible si vous remarquez votre bel Adonis dans un environnement respectable. En effet, la chemise est considérée comme une deuxième peau, puisque c'est le seul vêtement qui touche la peau (la petite culotte ou boxer ne viendra que plus tard durant la première moitié du 20ième siècle, soit près de 200 ans plus tard). En effet, un dicton de l'époque qualifie de ''cul et chemise'' deux objets qui ne vont pas l'un sans l'autre. Beaucoup d'écrits du 18ième siècle décriront qu'une personne est nue alors qu'elle porte encore sa chemise. Puisque la chemise est qualifiée de bouffante aux chemises par mes contemporains (comprendre 2016), il y a peu de chance d'apercevoir plus que les avant-bras.  De plus la musculature des avants-bras est longiligne et délicate, ce qui ne lui a jamais vraiment donné beaucoup d'admirateur dans les différentes cultures et époque (à ma connaissance).

Je dois avouer que depuis que je connais que les mollets étaient la partie à regarder chez l'autre sexe pour les gens du 18ième siècle, je me plait à regarder les mollets des gens dans ma vie quotidienne. Peut-être que ma formation académique sur la musculature y est pour quelque chose aussi.

Maintenant je m'adresse aux messieurs. La question typiquement masculine serait: Pourquoi diantre garderais-je les yeux si bas alors que cette époque est si généreuse sur le décolleté de ces dames? J'essaierais de répondre au mieux à cette question avec des hypothèses.

La toilette (1742), François Boucher
Collection du ''Museo Thyssen-Bornemisza'', Madrid

L'escarpolette (1767), Jean-Honoré Fragonard
Collection Wallace, Londres


Hypothèse 1: le galbe du sein est si accessible au dix-huitième siècle à la vue de ces messieurs qu'il en devient banal alors que le pied, la cheville, le mollet et plus haut encore sont probablement lié à la promesse de l'interdit de l'amour charnel... Séduction, tentation...

Si vous vous souvenez bien ce ce qui est écrit plus haut, la petite culotte ne sera inventée que dans environ 200 ans, c'est autant applicable pour les hommes que les femmes.

Sur la toile de Fragonard, ''L'escarpolette'' le galant à gauche a une vision du bouton de rose de la demoiselle. Si vous croyiez que cette toile était chaste et innocente, vous vous trompiez...

Hypothèse 2: il faut une certaine intimité ou des circonstances précises pour que ces messieurs aperçoivent ledit mollet d'une dame, comme vous pouvez le voir dans les peintures révélant cet aspect de l'anatomie féminine.

De mémoire, il me semble que Pehr Kalm, explorateur naturaliste suédois-finlandais ait souligné que les jupons (comprendre le bas des robes et jupes) des canadiennes de la Nouvelle-France soit étonnamment haut, (comprendre quelque part entre la naissance du galbe du mollet, donc loin des mini-jupes). J'ai un vague souvenir que d'autres voyageurs aient fait la même remarque, sans avoir le nom de ces voyageurs ni leur pays d'origine.

J'espère vous avoir introduit l'attrait des mollets.

Mlle Canadienne



Hello,


Why is this post about calf?  (Simple answer is that I want to)


Apparently, calves were the most attractive body part of the human body for men and women in 18th century. I say apparently because I can't remember where or who told me this information a long time age. Because of that, I do not have reliable ressource to support that saying.


Many can ask how can a calf be attractive. Ladies, please watch carefully the men clothing of 18th century...

Enlargement of the painting L'entrée du port de Marseille (1753), Claude-Joseph Vernet
Dépôt du département des peintures, Musée du Louvres, Paris


Monsieur le vicomte de Rohan-Chabot (non daté), Louis Carrogis dit Carmontelle
Collection of Musée Condé à Chantilly


Monsieur le Vidame d'Amiens (1758) Louis Carrogis dit Carmontelle
Collection of Musée Condé à Chantilly


With all the layers on arms, trunk, bottom and thighs, what is still available to admire the muscles and physical health of those gentlemen? Because the breeches is worn until the knee and that stocking cover up the rest of the lower limb, that lower leg is the only part available to be seen. For those who would like to admire the gluteal muscles of those gentlemen once the ''justaucorps''  (or ''capot'' for canadian men) removed you have to change your mind. The breeches are sewn in a way that allow space to shove the shift around the bosom in a way that it is way too layered to guess the gluteal muscle.

How about to see gentlemen arms? Mission impossible if you and the beautiful Adonis are in a respectable area. The shift is then considered as the second skin (because it is the only piece of clothing that touches the skin. The briefs or boxer will arrive somewhere in the beginning of the 20th century, about 200 years later). French saying is ''cul et chemise'', I will translate by ''shift and ass'' for two objects or persons that are never seen apart one from the other. Many writings of the 18th century describe somebody as naked when he is still wearing a chemise. Because the shift have puffed sleeves, nearly no chance to see more than forearm. Moreover, because the muscles of the forearm are thin and willowy, I know no cultures or time period that emphasis on it.

I have to confess that since I know that 18th century is an attractive boy part, I'm pleased when I see calves in my modern life. Maybe my academical formation on bones and muscles is for something...

Now, I that I've addressed the gentlemen one's, lets talk about the lady calves. The typical men question is: Why should I keep my eyes so low when the neckline is so generous at showing the breast? I will thy to answer with hypotheses.


La toilette (1742), François Boucher
Collection of ''Museo Thyssen-Bornemisza'', Madrid

L'escarpolette (1767), Jean-Honoré Fragonard
Wallace Collection, London


Hypothesis 1: The curved breast is so visible with woman clothing to be seen by those gentlemen of the 18th century that it has become too common (I'm not saying it wasn't pleasent). In other hand, the feet, the ankle and the calf is in straight line with the feminine intimacy, promise of the forbidden carnal love... Seduction, temptation... 

If you remember well there was no briefs or panties until the 20th century, 200 years later.

On Fragonard painting, '' The swing'' ( L'escarpolette in french) the sir on the left has a view on the rosebud of the lady. If you thought that painting was chaste and innocent, you were wrong.

Hypothesis 2: The gentlemen needed a peticular event or intimacy to see the calves of one lady, as you can see in the 18th century paintings that show that body part of the female anatomy.

If I remember well, Pehr Kalm, explorer from Sweden/Finland said that woman in New-France were wearing their petticoats pretty high on the leg (understand somewhere between the birth of the curve of the calf and the mid-calf, we are far away of mini-skirts). I vaguely remember that other explorers from other country emphases on that point too. (without remembering their names)

I hope that I have introduce to you the attraction of calves.


Mlle Canadienne



vendredi 26 août 2016

Des paniers sur les hanches

Bonjour,

Petit article aujourd'hui. La confection des paniers.

Petit article parce que je n'ai pris aucune photo durant leur fabrication. Des photos du produit fini à la fin de cet article. (Si vous êtes impatients)



À quoi ça sert?

La réponse simple est: à faire joli. Le 18ième siècle est la période baroque par excellence, une période où la symétrie et les proportions sont primordiales dans l'esthétisme. (Bon, les puristes diront que c'est l'asymétrie dans la symétrie qui est l'essence même du baroque mais ce débat sera pour une autre fois, peut-être.) Les paniers servent donc à élargir artificiellement les hanches de la dame pour faire paraitre sa taille plus fine et amplifier l'effet conique que son corps baleiné donne au tronc. Cette méthode de modification de la silhouette est moins invasive que les différentes chirurgies esthétiques qui nous sont accessibles aujourd'hui, si vous voulez mon avis.



Comment faire?

J'ai suivi les instructions de la couturière parisienne disponibles à cette adresse: http://www.marquise.de/en/1700/howto/frauen/paniers.shtml

Toutes les coutures sont faites à la machine, exceptées celles du fond à cause de sa forme et de sa proximité des baleines, du ruban de taille et la finition de l'ouverture des paniers.



Quelle erreur à éviter?

Oublier de mesurer le tour de taille avec le corps baleiné. À cause de cet oubli, mes panniers sont légèrement déviés vers l'avant et non parfaitement latéraux. Ce sera à modifier, éventuellement.

Par mesure de prudence, j'ai doublé les bandes de support de joncs sur mes paniers car j'avais peur qu'une seule bande soit trop fragile pour supporter le poids des jupons par dessus sans en être déformé. C'est un choix personnel et non historiquement documenté de ma part.



La forme finale avec le corps baleiné et les paniers, je fouille dans mes poches.
Crédit photo: Cathrine Davis


Dévoilement des paniers...
 Crédit photo: Cathrine Davis


Ceci est l'équivalent d'être en soutien-gorge de nos jours. Pas très présentable pour se promener dans les rues...
 Crédit photo: Cathrine Davis


Détails des paniers, on peut apercevoir mes poches dans l'ouverture
  Crédit photo: Cathrine Davis


Pour la petite histoire, j'ai pesé le contenu de mes poches cette journée-là... pour un total de 3.2 livres. On peut deviner mon gobelet pousser dans le panier à ma droite dans la photo de plein pied. C'est quand j'ai retiré mes paniers et poches que j'ai réalisé que ce n'était pas si léger tout ce que j'avais fourré dans mes poches. Ce qu'il y avait d'autres? Secret de femme, désolé! C'est la raison pour laquelle les paniers et les poches sont plus logiquement posés par-dessus le corps baleiné que en dessous, pour répartir le poids et empêcher les cordons de ceux-ci de s'enfoncer dans les chairs...

Bon, une chance que j'avais prévu faire un petit article...

Mlle Canadienne


Hello,

Short article today. Making pocket hoops.

Short article because no pictures were taken during the making of. Final product pictures at the end of the written part. ( If you are not patient)



What is it for?

The simple answer is to be pretty. 18th century is the baroque area, time where symmetry and proportions were essentials in aesthetic. (Ok, some purists would say that is is the asymmetry inside the symmetry that make the core of baroque but that debate will be for another time, maybe) Pocket hoops are used to artificially enlarge the hips of the lady so her waist look tinier and amplify the conical form of the trunk made by the stays. This way to modify the silhouette is less invasive than aesthetic surgery available today if you ask me. 



How to make it? 

I followed the pattern and instruction of la couturière parisienne available at this site: http://www.marquise.de/en/1700/howto/frauen/paniers.shtml

All sewings were made by machine except the one of the bottom because of it's form and proximity to the bonings, the waist ribbon and the finishing touches of the opening of the hoops




What mistake to avoid?

Forget to mesure the waist when wearing the stays. Because of that, my pockets hoops are a little too in front and not perfectly on the side. That will be to modified someday.

I double the boning reed channel on my pockets hoops because I feared that a single one would be too fragile to support the weight of petticoats over it without deformations. It's a personal and not documented historically choice. 





Final form of the outfit with pockets hoops and stays, I am looking for something in my pockets
Crédit photo: Cathrine Davis


Unveiling the pockets hoops...
 Crédit photo: Cathrine Davis


Today, that would be the equivalent of being in bra and panties... not recommend to go in the streets.
 Crédit photo: Cathrine Davis


Details of the pocket hoops, the pocket inside it can be seen a little.
  Crédit photo: Cathrine Davis



I weighted everything I did put in my pockets that day... it was 3.2 pounds. When I undressed myself, I realized that the containing of the pocket hoops was a little heavy. The cup I have in my right pocket hoop is deforming a little a little the hoop on the full body picture, I won't tell what more I had, lady's secrets. Why the pockets are over the stays? To help to divide the weight all around the waist. If not the strings would push into the skin waist... 

What did I say? Short article?

Mlle Canadienne






dimanche 21 août 2016

Mon corps baleiné (presque) terminé

Bonjour,

Je crois vous avoir fait attendre assez longtemps avant de vous reparler de mon corset, corps baleiné pour être termes exacts.

Comme je l'ai écrit dans un autre billet, en théorie mon corset était terminé pour les fêtes de la Nouvelle-France (début août). Je dis bien en théorie parce que je me suis rendue compte que, sur le devant il montait trop haut sur la poitrine. Cela créait un problème, je ne pourrais pas faire des décolletés aussi profonds que les tableaux. En plus de dépasser de mon mantelet actuel, ce qui n'est guère seyant.

Je suis entrain de travailler sur ce problème. Ce qui veut dire découdre les rubans, couper le décolleté, faire un oeillet supplémentaire et recoudre les rubans.

Je peux tout de même vous montrer ce que cela donne comme forme dans l'état où il était au début du mois d'août.

Pour ce qui est du laçage, se fier aux photos de devant seulement. Les corps baleinés étaient lacés en spirale de sorte que le lacet ne croise jamais d'avant en arrière. Le lacet fera ainsi des traits complets entre les oeillets. Notez aussi que les oeillets sont placés de manière à être capable de le lacer en spirale, ils ne sont jamais vis-à-vis sauf pour les 2 premiers et 2 derniers oeillets.

Vue de devant
Crédit photo: Cathrine Davis



Vue de dos 
Crédit photo: Cathrine Davis



Vue de devant- détails
Crédit photo: Cathrine Davis

Note: le lacet ne devrait pas passer par-dessus le coin du corps, j'ai été distraite durant l'habillement. Autrement dit cet effet n'est pas voulu.



Vue de dos - détails
Crédit photo: Cathrine Davis

Dans l'encadré rouge: Comment ne pas lacer son corps baleiné, les traits sont incomplets
Dans le cercle vert: Comment bien lacer sont corps baleinés, le trait entre les 2 oeillets est complet. Cela permettra aux bords de se chevaucher si la personne pert trop de poids.

Vue de devant
Crédit photo: Cathrine Davis

Mes prévisions de modifications pour mon corps en pointillé. Aussi dans la loupe, un agrandissement des initiales de mon personnage sur la chemise.

Comparons maintenant avec des documents de la période.
 Planche no 14, Descriptions des arts et métiers: Art du tailleur par M. de Garseault
Planche no IV Art de la lingère par M. de Garseault

 La belle cuisinière, avant 1735, François Boucher
Exposée au musée Cognacq-Jay, Paris

Corps à baleine, vers 1760. Lin, galon et coutures soulignées de soie verte. Baleines en métal, laçage dos et devant dans des oeillets cousus mains (quelques frottements d'usage, lacets manquants).Provenance: Garde robe de la famille de Pons de L'Oliverie (région d'An-goulême)

Encan Thierry de Maigret


Corps à baleine, vers 1760. Lin, galon et coutures soulignées de soie verte. Baleines en métal, laçage dos et devant dans des oeillets cousus mains (quelques frottements d'usage, lacets manquants).Provenance: Garde robe de la famille de Pons de L'Oliverie (région d'An-goulême)

Encan Thierry de Maigret

Corps à baleine, vers 1760. Lin, galon et coutures soulignées de soie verte. Baleines en métal, laçage dos et devant dans des oeillets cousus mains (quelques frottements d'usage, lacets manquants).Provenance: Garde robe de la famille de Pons de L'Oliverie (région d'An-goulême)

Encan Thierry de Maigret

Corps baleiné allemand, seconde moitié du 18ième siècle
Deutsches Historisches Muséums




Mlle Canadienne



 Hello,

I think I made you wait long enough before talking another time about my stays.

As written in another article, in theory, my stays should has been all done for the New France Festival in the begining of August. I say in theory because I realized that the front was too high on my chest. That created a problem, it did not allow me to make low neckline dresses as on historical portraits. More to that, my stays were showing up with my actual mantelet witch is not really wanted.

I am working to solve that problem. That means unpick the ribbons, cut the neckline, make another eyelet and sew back the ribbon.

 I can still show what my stays looked like in the beginning of August.

About the lacing, look carefully at the front pictures only. Stays were laced in a spiral form in a way that the cord never cross from behind to the front. The cord make complete line between 2 eyelets. Note that the eyelets are made in a way that it has to be spiral lacing, they are never in front of each other with the exception of the 2 firsts and the 2 lasts.

Front view
Crédit photo: Cathrine Davis



Back view
Crédit photo: Cathrine Davis



Front view- details
Crédit photo: Cathrine Davis

Note: the lacing should not pass over the corner of the stays, I should has been distracted when I dressed myself. In others words, this is not wanted.



Back view - details
Crédit photo: Cathrine Davis

Red rectangle: How to not lace a pair of stays.
Green circle: How to well lace a pair of stays, with that method, the edges can lap one over the other if the person is loosing too much weight.

Front view
Crédit photo: Cathrine Davis

Futures modifications of the stays in dotted line. In the magnified glass, the embroidered initials of my character in cross stitches.

Let's compare with documents from that period.
Planche no 14, Descriptions des arts et métiers: Art du tailleur par M. de Garseault


Planche no IV Art de la lingère par M. de Garseault

 La belle cuisinière, before 1735, François Boucher
Exposed at musée Cognacq-Jay, Paris

Baleen stays, around 1760. Linen, ribbon and sewings highlighted with green silk. Metals baleen, front and back lacings with handstitched eyelets. From: Wardrobe of family de Pons de L'Oliverie (Area of Angoulême)

Auction Thierry de Maigret


Baleen stays, around 1760. Linen, ribbon and sewings highlighted with green silk. Metals baleen, front and back lacings with handstitched eyelets. From: Wardrobe of family de Pons de L'Oliverie (Area of Angoulême)

Auction Thierry de Maigret



Baleen stays, around 1760. Linen, ribbon and sewings highlighted with green silk. Metals baleen, front and back lacings with handstitched eyelets. From: Wardrobe of family de Pons de L'Oliverie (Area of Angoulême)

Auction Thierry de Maigret

German stays, last half of 18th century
Deutsches Historisches Muséums


Mlle Canadienne

mardi 16 août 2016

Tablier en V

Bonjour,

Tel que promis, voici la présentation en détail de la première de mes nombreuses nouvelles pièces de costume. Depuis longtemps, je voulais créer le V qu'on peut voir sir plusieurs tableaux du 18ième siècle. Ces tabliers sont majoritairement blancs, quoique certains ont un quadrillage ou une rayure.

Je n'ai pas pris le temps de photographier les étapes de fabrication mais je peux vous les énumérer tel que je m'en souviens.

1. Faire la forme de pentagone de la pièce d'estomac du tablier. J'ai décidé d'y aller pour le style rectangle surmonté  triangle plutôt que trapèze surmonté d'un triangle. S'assurer que la forme est bien symétrique.

2. Faire les plis du tablier. Un plis plat au centre et des plis dans la même direction en allant vers l'extérieur. C'est peut-être peu clair mais assurez vous que tout est symétrique et le résultat devrait être bien.

3. Plier et repasser le ruban de coton blanc sur lui même pour en faire le cordon. Assurez vous d'avoir assez long de cordon en considérant que la pointe prendra plus de longueur que si vous feriez simplement votre tour de taille. Je sais ça parait évident mais j'ai failli tomber dans le panneau.

4. Aligner la pointe de la pièce d'estomac et le milieu du pli plat (le centre de la partie jupe du tablier)

5. Couper l'équivalent de la pointe (la partie triangle) dans le haut de la partie jupe du tablier. Assurez-vous d'être symétrique.

6. Joindre la pièce d'estomac avec la partie jupe du tablier par le ruban de coton. 

J'ai oublié de parler de la finition... ça sera pour une autre fois je crois.


Alors voilà, je voulais comparer ma reproduction avec des peintures de l'époque. 

D'abord les détails de mon tablier.


 Crédit photo: Cathrine Davis

 Crédit photo: Cathrine Davis

  Crédit photo: Cathrine Davis

 Détail de ''L'accordée de village'' (1761), Jean-Baptiste Greuze.
Exposée au Musée du Louvres à Paris

Annette de Fourqueux (non daté), Louis Carrogis dit Carmontelle
Exposé au Musée Condé à Chantilly


Mlle Canadienne


Hello,

As promised, here in the details pf the first piece of my many new pieces I made this year. I wanted to realise for a long time a V apron as seen on many paintings of the eighteen century. Most of these aprons are white, but some have stripes or checks.

I did not took pictures during the making of since I was in a rush to finish everything but I can tell the steps as I remember them.

1. Make the form of the stomacher of the apron. I went for the style rectangle and triangle over it instead of trapeze and triangle. Symmetry is the key word.

2. Make the pleats of the apron. A flat pleats in the middle. I do not know how to name the others pleats but make everything symmetrical.

3. Fold and iron the white cotton tape to make the string of the apron. Be sure to have enough of it since the ''V'' will eat some length. You'll need longer than your simple waist mesure. I know it may seem obvious but I nearly fell into that trick.

4. Align the tip of the stomacher with the middle of the flat pleat (the center of the skirt part of the apron)

5. Cut the form of the triangle of the stomacher into the center of the top of the skirt part of the apron.

6. Join the stomacher with the skirt of the apron by the cotton tape.

I forgot to talk about the finition. That will be for another time I think!


Here, I wanted to compare my reproduction with original eighteen century paintings.

Firsts, details of my apron.


 Crédit photo: Cathrine Davis

 Crédit photo: Cathrine Davis

  Crédit photo: Cathrine Davis

 Detail of ''L'accordée de village'' (1761), Jean-Baptiste Greuze.
Exposed at Musée du Louvres in Paris

Annette de Fourqueux (no datation), Louis Carrogis dit Carmontelle
Exposed at Musée Condé in Chantilly


Mlle Canadienne

4-Ceintures fléchées: l'utilisation de laine européenne par les Premiers Peuples de l'Amérique du Nord

 Bonjour! Voici la suite à propos des sources autochtones, ici référant exclusivement de l'utilisation de laine colorée européenne par l...